« Depuis hier soir, on respire mieux et l’air semble plus léger » : en quelques mots, une de nos collègues résumait ce matin le sentiment de toute la salle des profs.
La défaite de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle est une bouffée d’oxygène pour notre profession, méprisée et attaquée jusque dans son expertise professionnelle, pour le Service Public d’Éducation, asphyxié depuis des années, pour le 2nd degré, cible privilégié d’une politique éducative de renoncement et d’abandon.
Cette défaite traduit une exigence ! L’exigence d’une rupture avec une politique libérale économique, sociale et éducative, une politique de casse de la Fonction Publique et des Services Publics, que nous n’avons cessé de combattre. L’exigence d’une autre politique, notamment éducative, que nous avons portée tout au long des mobilisations que le Snes et la Fsu ont construites et développées depuis des années avec toute la profession. .....
Voir l’appel du congrès national du Snes
Le Montpellier Snes d’Avril 2012
Continuons à nous faire entendre, à faire entendre davantage encore notre exigence et nos propositions, et à peser dans le débat politique
Le Congrès académique du Snes a décidé de publier un appel aux élus et aux candidats, ainsi qu’un appel en direction de l’opinion et des parents d’élèves
télécharger l’adresse aux élus et aux candidats
télécharger l’adresse à l’opinion et aux parents d’élèves
La mobilisation massive et persistante de notre profession, à nouveau confirmée lors de la Manifestation Nationale du 31 janvier qui a rassemblé 20000 manifestants à Paris, a permis de porter au premier plan du débat public la question de l’avenir du système éducatif et d’en faire un des thèmes majeurs du débat politique actuel. Elle a permis de dénoncer publiquement et avec force, le bilan d’une politique éducative qui asphyxie l’Ecole de la République, porte atteinte à ses missions fondamentales, remet en cause nos statuts et le sens même de nos métiers, ainsi que les « réformes » qui l’accompagnent et s’attaquent à tous les secteurs du 2nd degré : collège, lycée, éducation prioritaire, voie technologique, formation des nouveaux enseignants, gestion des personnels… Une politique qui a engendré une crise de recrutement d’une ampleur sans précédent, et que le « candidat-président » entend poursuivre et aggraver, avec notamment l’éclatement de nos statuts.
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1ère fiche (02 février 2012) : la "gouvernance" du système éducatif
2ème fiche (09 février 2012) : "les salaires des enseignants"
3ème fiche (14 février 2012) : "le métier enseignant"
4ème fiche (23 février 2012) : "l’ambition du Second degré"
5ème fiche (01 mars 2012) : "l’orientation des jeunes"
6ème fiche (07 mars 2012) : "les rythmes scolaires"
La démocratisation de l’accès aux savoirs et aux quali !cations est une impérieuse nécessité sociale, humaine et économique pour la construction d’une société plus juste et plus solidaire.
Aujourd’hui, les politiques éducatives et budgétaires, avec leur cortège de réformes et de suppressions massives de postes, ont placé l’École et le Second degré dans une situation dramatique. Transformations radicales de la conception des métiers de l’Éducation, remise en cause des statuts, déréglementations tous azimuts accompagnent dégradation des conditions de travail, alourdissement de la charge de travail, dégradation des conditions d’apprentissage, réduction de l’offre de formation et aggravation des inégalités scolaires et sociales.
Dans le même temps, la crise du recrutement d’une ampleur nouvelle qui frappe le Service Public d’Éducation menace son avenir. La poursuite d’une telle politique serait dramatique pour l’avenir de la jeunesse et du pays. Il est aujourd’hui urgent et indispensable de mettre en oeuvre une autre politique éducative, en rupture avec celle menée ces dernières années, une politique qui redonne la priorité à l’Éducation et assure l’égalité sur tout le territoire, ambitieuse pour l’avenir du Service Public d’Éducation, pour ses personnels, et pour la jeunesse de notre pays.
Le SNES-FSU est porteur d’un projet éducatif de démocratisation axé sur un second degré cohérent qui amène toute une génération à l’acquisition d’une large culture commune et d’une quali !cation par une prolongation de la scolarisation jusqu’à 18 ans dans une des trois voies du lycée. Il appelle à mettre en oeuvre cette rupture et à réaliser cette ambition par l’adoption d’un plan d’urgence pour la rentrée 2012, incluant un collectif budgétaire, première étape d’un plan d’ampleur de reconstruction du second degré débattue dans le cadre d’une nouvelle loi d’orientation, celle de 2005 devant être abrogée.