1er mai, 15 mai : les salariés, les fonctionnaires dans l’action contre l’austérité !

lundi 28 avril 2014
par  S3 Montpellier
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1er MAI

Mobilisons-nous et manifestons le 1er mai
- Pour l’augmentation du SMIC, des salaires, pensions et retraites
- Pour défendre la sécurité sociale
- Contre la baisse dogmatique des dépenses publiques
- Contre le pacte de responsabilité/solidarité
- Pour le progrès social et la paix entre les peuples

Manifestations :
Carcassonne : 10h30 place Carnot
Narbonne : 10h30, "Les Barques" (près du Crédit Agricole)
Nîmes : 10h, place des Carmes
Montpellier : 10h, Peyrou
Mende : 10h30, place de la République
Perpignan : 10h, place de Catalogne


15 MAI
LES FONCTIONNAIRES ET LES ENSEIGNANTS N’ONT PAS À PAYER L’ARDOISE DE L’AUSTÉRITÉ !
TOUS EN GRÈVE LE JEUDI 15 MAI 2014 !

Dans un contexte politique post élections municipales de marée bleue, le nouveau gouvernement maintient et accentue la politique de rigueur et d’austérité en se plaçant dans une posture socio-libérale décomplexée. Ce choix qui empêche de distinguer clairement la politique actuelle de celle menée par le gouvernement Fillon-Sarkozy, désespère une partie de la population et alimente la propagation des idées nationalistes, racistes ou discriminatoires que nous combattons.
L’annonce d’un « pacte de responsabilité » visant à réduire les dépenses publiques de plus de 50 milliards d’euros s’inscrit dans le droit fil des politiques menées depuis de nombreuses années, qui privilégient la baisse des impôts à l’objectif de progrès social. Cette prise de position idéologique amène, pour répondre aux menaces sur l’emploi que fait peser le patronat français et pour faire suite aux exigences de l’Union européenne et des marchés financiers, à faire porter l’ « effort » de responsabilité sur une partie de la population française… qui est toujours la même quand un effort doit être entrepris :

-  Les fonctions publiques, les services publics et l’Éducation nationale sont encore une fois montrés du doigt comme les acteurs de « l’affaiblissement français » et deviennent les boucs émissaires de la « dette publique » qui a surtout été creusée pour renflouer les banques et les systèmes financiers français et européen. Pour les enseignants, comme pour tous les fonctionnaires, l’avenir s’inscrit dans la perspective de la poursuite du gel des salaires depuis 2010 jusqu’en 2017, après que le bouchon eut été poussé jusqu’à la menace du gel des promotions. La baisse de pouvoir d’achat, touchant tous les professeurs, mais plus particulièrement les jeunes collègues qui débutent dans la carrière, est déjà une des causes de la crise de recrutement. Le moins de services publics, dogme néolibéral actuellement pilonné comme seul remède à la crise économique et sociale que nous traversons, se traduit pour notre secteur à des dotations en postes qui ne couvrent même pas l’accroissement démographique, avec pour conséquence un nombre d’élèves par classe toujours plus important. Doublé du maintien des méthodes managériales dans les établissements, la dégradation des conditions de travail de tous les collègues s’accentuera encore à la rentrée 2014. Ce choix n’augure rien de bon pour la suite car il n’est pas concevable et admissible que les salaires des fonctionnaires deviennent la variable d’ajustement du budget d’un Etat multipliant les cadeaux fiscaux à un patronat qui en demande toujours plus. Cette situation n’est plus durable.

-  Les retraités, dont ceux de la fonction publique et de l’enseignement, font aussi les frais de cet effort, soi-disant partagé, de « responsabilité » : le calcul des pensions est impacté par le gel du point d’indice, le montant des pensions est érodé très fortement par l’inflation alors que des mesures fiscales propres au retraités viennent provoquer une vraie cure d’austérité. Les menaces sont nombreuses pour les mois et années à venir : report du projet de loi sur le vieillissement de la société, désindexation des pensions, disparition de services publics de proximité.

-  Le financement de la Sécurité sociale, partie intégrante de notre « modèle social français » reposant sur les solidarités entre actifs et retraités, entre bien portants et malades, actifs au travail et chômeurs, entre familles riches et familles modestes, semble devenu soluble dans l’austérité. Les discours « bonnets rouges » téléguidés par les possédants sur le « ras le bol fiscal » ont, semble-t-il, trouvé une oreille attentive à Matignon et à l’Élysée. Les 10 milliards d’économies prévus dans ce secteur ouvrent la voie à des perspectives en rupture avec l’idéal de progrès social : moins de services publics offrant une médecine publique de qualité ? de nouvelles perspectives de déremboursements ? une part de plus en plus importante des remboursements couverte par le système mutualiste qui, en augmentant ses cotisations annuelles, deviendrait un des acteurs majeurs d’une médecine à deux vitesses ? Le détricotage engagé de notre système de protection sociale, engagé depuis plus de 20 ans, semble prendre une ampleur nouvelle.

La journée de grève unitaire nationale du 15 mai 2014 doit être un moment fort de mobilisation de l’ensemble des collègues pour revendiquer :
➜ la fin du gel du point d’indice et des mesures immédiates pour nos carrières ;
➜ l’augmentation des salaires et la refonte de nos grilles indiciaires ;
➜ la diminution de la charge de travail ;
➜ la diminution des effectifs par classe et l’augmentation des dédoublements ;
➜ des créations de postes au-delà des 54 000 promis ;
➜ la fin des méthodes managériales.

POUR LE DÉVELOPPEMENT DU SERVICE PUBLIC D’ÉDUCATION, REFUSONS L’AUSTÉRITÉ !
TOUS EN GRÈVE LE 15 MAI !

Manifestations :
Carcassonne : 10h, Cité administrative
Narbonne : 10h, Hôpital
Nîmes : 15h, Maison Carrée
Montpellier : 15h, Peyrou
Mende : 10h30, place du Foirail
Perpignan : 10h30, place de Catalogne

En ligne : le tract couleur à diffuser largement !


Documents joints

Tract 15 mai couleur

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