En collège comme en lycée : <FONT color="red">Le fil de l’action DGH</FONT>

lundi 1er février 2016
par  S3 Montpellier
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Mardi 16 février 2016

Lycée Jules Fil de Carcassonne
Le 11 février, les enseignants ont organisé le matin un rassemblement devant l’établissement pour dénoncer la baisse de la DGH.
Le soir même, le CA du lycée votait contre la DGH. Une motion précise que "Comme les années précédentes, cette DGH est insuffisantes pour fonctionner et nous refusons de devoir être confrontés pour des raisons purement comptables à des difficultés d’ordre pédagogique et de ne pouvoir accueillir correctement les élèves qui nous sont confiés."
Les élus au CA ont demandé une audience au rectorat.

Lycée Chaptal de Mende
La DGH ne permet pas de maintenir les dédoublements en seconde. Ils sont tous supprimés (manquent 26h). Soit on assure ces dédoublements, soit on supprime toutes les options du lycée. Les deux solutions sont impensables dans le cadre de la forte concurrence avec l’enseignement privé sur Mende et dans l’objectif d’un service public permettant de construire une culture commune la plus large possible pour nos élèves. De plus, une seule classe de TL est prévue alors que 2 classes seront nécessaires pour accueillir tous les élèves à la rentrée 2016.
Le Conseil d’administration a voté majoritairement contre le TRMD (14 voix contre, 2 abstentions et 3 pour).
Une demande d’audience au Rectorat est partie.

Lycée de Pézenas
Le 4 février, le CA a voté contre la DGH.

Lundi 15 février 2016

Lycée Dhuoda
Mercredi 10 février, le CA du lycée a voté contre la DGH. Cette dernière ne permet pas de conserver les dédoublements existants en maths, en physiques et LM, de récupérer les dédoublements en anglais et en AP supprimés l’année dernière. L’EMC est mis en place dans les classes de la voie technologique sans financement de la part du ministère. La "marge" allouée la première année de la réforme Chatel était relativement confortable au bémol près des 35 élèves par classes ! Se réduisant année après année, elle permet encore moins des conditions décentes d’enseignement pour les élèves et les enseignants. Félicitons-nous de l’autonomie des établissements : c’est donner au local, le pouvoir de gérer la répartition de l’austérité !
Les enseignants seront reçus en audience au rectorat vendredi 19 février pour réclamer les heures légitimes au bon fonctionnement de l’établissement.

Lycée Paul Valéry de Sète
Des enseignants et des parents d’élèves, élus au CA, ont demandé une audience à la Dasen de l’Hérault en raison d’une baisse sensible de la dotation.

Témoignage d’un collègue en collège
Depuis l’annonce de la DGH, tous les enseignants ont participé à quatre réunions avec le principal pour réaliser la répartition de la DGH, avec des tensions pour répartir les heures de la "marge".
Le tableau de répartition est difficilement compréhensible ; à tel point que nous avons l’impression qu’il y a plus d’heures réparties que d’heures attribuées. Conclusion : les équipes font sans cesse des aller/retour dans le bureau du chef d’établissement.
Il y aura ensuite la commission permanente, puis le CA dans la semaine du 15 au 19 février.
Devra-t-on faire cela tous les ans ??!!

Dimanche 7 février


Contribution d’une collègue de sciences

Je suis professeur de Sciences en collège, la chaire de mon poste se trouve dans un établissement REP+, et mon service est complété dans un autre établissement. La multiplication des tâches liées à l’exercice de mon métier (l’adaptation à plusieurs salles de classe ne disposant pas des mêmes outils, le suivi du tableau d’affichage des deux établissements, les copies à corriger de plus de 10 classes qui devraient être évaluées en moyenne par 2 notes de Devoir Surveillés et 2 notes de TP par trimestre, le rôle de PP, l’utilisation du cahier de texte en ligne, les notes en ligne, les appels aux parents dès qu’un rapport est rédigé, la gestion en double d’un laboratoire scientifique et l’organisation en double des bacs de manipulation pour les élèves, les réunions en double...) l’enseignement face à des élèves de moins en moins autonomes dont certains sont particulièrement exigeants et caractériels, le temps passé sur les routes pour se rendre au travail... font que, malgré l’assurance de pouvoir trouver du soutien auprès de mes collègues et des services de direction, je ressens tout de même un profond malaise et l’impression d’être constamment débordée. Certes, on pourrait me reprocher d’être trop "perfectionniste" dans l’exercice de mon métier, mais enseigner devant un grand nombre d’élèves demande une préparation importante si l’on souhaite que les séances soient efficaces et motivantes pour les élèves. Devant les élèves nous ne pouvons pas nous montrer peu solides ! Et cette solidité passe par la reconnaissance de notre travail, davantage de temps accordé pour les tâches que nous ne pouvons pas nous permettre de faire en présence des élèves, et/ou par une hausse des salaires.

Ce que prévoit la réforme et l’implication professionnelle qu’elle nécessite me font souvent penser à changer de métier. Avec l’apparition des EPI, je vais donc devoir penser des séances de cours adaptées à l’établissement dans lequel je me trouve. Mais je suis dans plusieurs établissements !! Je vais donc devoir exercer le travail de deux professeurs, en un, pour un même salaire. Comment pourrais-je assurer la rentrée prochaine l’exercice de mon métier dans deux établissements différents qui n’auront certainement pas les mêmes projets car pas le même public d’élèves, qui me demandera d’envisager des séances FORCEMENT différentes puisqu’il y a peu de chances que l’EPI choisi dans un de mes établissements soit le même que dans le second, voire le troisième (je pense là aux collègues qui exercent dans plus de deux établissements).

Si je veux bien appliquer ce que demande cette réforme à la rentrée prochaine, je suis déjà convaincue que je me retrouverai dans un état d’épuisement émotionnel qui dépassera fortement celui dans lequel je me suis trouvée en 2010/2011, lorsque stagiaire, j’enseignais pour la première fois 18h/semaine devant les élèves, alors que je n’avais jamais été formée à la gestion d’une classe !!


Jeudi 4 février

Suite au stage syndical du 4 février sur la DGH, le SNES Gard propose une motion pouvant appuyer un vote contre, lors des CA de répartition de la DGH dans les collèges. Cette motion, construite à partir des discussions des collègues assistant au stage, est à illustrer en fonction des problématiques de chaque établissement.


Réforme et répartition des DGH : Notice de (dé)montage !

Sur le fond et en ce qui concerne sa volonté idéologique de renoncer à l’éducabilité de tous les élèves, sa remise en cause de l’égalité d’accès aux savoirs et sa résolution à casser le second degré, les choses ne sont plus à démontrer quant à la nocivité de la réforme des collèges. Réforme dont nous demandons plus que jamais l’abrogation !

La quasi-unanimité de la profession la rejette et, à l’image de la journée d’action du 26 janvier, les fortes mobilisations montrent clairement un refus massif et légitime de devoir l’appliquer dans les établissements. Soyons-en tous persuadés : rien n’est encore joué et le SNES envisage d’ores et déjà d’autres actions dans les jours et les semaines à venir pour obtenir définitivement sa suppression !

Au Ministère, comme au Rectorat, le mécontentement général ne laisse pas indifférent et si le « retrait » ne semble pas encore d’actualité car il serait le signe d’un désaveu politique, on voit bien que des reculades ont été faites quant à sa mise en place avec des « permissions de faire » (bilangues, langues anciennes, langues régionales, non-EPI, non-AP, dépassement des 26 heures/élèves…) et des dotations horaires supplémentaires ont été octroyées pour permettre de « calmer le jeu ». Les chefs d’établissement eux-mêmes (à l’instar de leur syndicat SNPDEN-UNSA) souhaitent que la rentrée se passe avec le moins de clashs possibles et vantent les mérites de cette fameuse « marge » qui va tout permettre dans un cadre d’autonomie renforcée de leur collège…

Bien entendu, cette marge ne doit pas nous tromper car son existence n’est que transitoire et les risques sont grands qu’elle soit cause de divisions dans les salles des profs si nous l’utilisons pour appliquer une réforme que nous rejetons, à l’image des EPI ou des AP qui, s’ils sont proposés ou imposés, vont acter la diminution des horaires disciplinaires, cliver, nous réduire à des rôles d’exécutants et verrouiller nos emplois du temps !

Pour le SNES, nous ne devons surtout pas aborder la répartition des DGH à travers le prisme de la réforme.

Concepteurs et maîtres du jeu !

Nous devons rassembler les équipes et investir les répartitions soit en partant des grilles que nous vous avons proposées (il y manque d’ailleurs 1h en physique en 6e qu’il convient de rajouter), soit en partant des nouvelles grilles et en utilisant la marge pour « rendre aux disciplines ce qui revient aux disciplines ». Ainsi, TOUT devient possible même si des enseignements ne sont plus « fléchés » pour votre collège. On peut, et absolument rien ne nous l’interdit, maintenir les panels de langues (bilangues, anciennes, régionales), on peut rétablir les quotités horaires disciplinaires que la réforme nous faisait perdre et même dédoubler. De nombreux collèges ont d’ores et déjà opté pour cette façon d’aborder la DGH et non seulement « ça passe », mais la question des EPI disparaît d’elle-même. Libre à tel ou tel collègue de mettre en place un projet interdisciplinaire sur ses propres heures, s’il le souhaite : mais plus tard, bien plus tard, sans contrainte…

Le SNES vous invite à vous emparer de cette méthode de travail et de proposer votre propre répartition en C.A (car elle rentrera dans la DGH), et elle permettra de dénoncer l’hypocrisie d’un Ministère qui veut supprimer des champs culturels et des heures d’enseignements mais qui ne s’attaque surtout pas à un problème majeur et bien réel lui : celui du nombre d’élèves par classe.

Une telle démarche ne signifie surtout pas un renoncement à nos exigences d’abrogation. Il s’agit juste de se saisir de la préparation de rentrée pour en faire un temps fort d’échanges entre nous et d’argumentation auprès des parents d’élèves pour les impliquer davantage dans cette exigence légitime d’abrogation que nous n’avons de cesse de porter et que nous continuerons à porter dans les CA, dans les instances départementales et académiques (CTSD, CDEN,CTA) tout autant que dans la rue.

Le vote CONTRE la DGH, sans tergiverser !

Pour le vote à proprement parler, pas de tergiversation. Si l’opposition à la réforme a pu se traduire dans les discussions sur la répartition de la DHG, comme détaillé ci-dessus, le vote en lui-même ne peut pas se limiter à une expression sur cette répartition, même si c’est le discours que tiennent les chefs d’établissement. Car au-delà des modifications de grilles que la réforme 2016 apporte, il s’agit bien de s’exprimer sur les conditions de rentrée pour l’établissement, aussi bien pour les élèves que pour les enseignants. Et sur ce point, avec des seuils de classe à 30, avec des dédoublements supprimés, des bilangues, bilingues, sections euros, latin, grec balayés, la réponse est claire : c’est non !

Le SNES appelle donc à voter contre les DGH , tout en l’expliquant à l’aie de la motion jointe, pour dénoncer leur insuffisance et par là-même la politique éducative du gouvernement qui refuse de s’attaquer de front aux difficultés du collège et d’investir pour un 2nd degré de la réussite pour tous !

Formations disciplinaires sur les nouveaux programmes
Du disciplinaire, rien que du disciplinaire !

Dans tous les collèges, les collègues sont actuellement convoqués pour des formations disciplinaires concernant les nouveaux programmes, censés être mis en place dans tous les niveaux de classe dès la rentrée 2016, ainsi que la réforme de l’évaluation des élèves via un nouveau livret scolaire et un nouveau DNB.

Des changements importants qui, au-delà des problèmes de fond, vont occasionner une surcharge de travail, et qui dessinent un autre métier dont les contours n’ont pas été discutés avec les personnels. Les programmes n’ont pas de repères annuels (sauf en histoire géographie) ou bien des repères de progressivité insuffisants ; pour beaucoup de disciplines, les savoirs ne sont que des outils ou des ressources pour permettre de construire les compétences attendues.

Globalement, un grand flou sur le niveau d’exigence attendu, ce qui va créer des inégalités entre les établissements et entre les élèves. Les enseignants vont devoir faire des choix de contenus – qui jusqu’à présent pour la plupart des disciplines relevaient des programmes nationaux –, construire leur progression avec leurs collègues du collège pour le cycle 4, et avec ceux des écoles de secteur pour le cycle 3. Ce travail supplémentaire devra se faire sans heure de concertation dans les services.

L’organisation des horaires sera locale : modulation possible des horaires au cours du cycle 4, semestrialisation des enseignements artistiques et globalisation des sciences et de la technologie en Sixième, ce qui va fragiliser les disciplines et laisse planer la mise en place de l’EIST.

Pour le SNES la mise en place simultanée sur les 4 niveaux du collège n’est pas acceptable et montre la méconnaissance du quotidien des établissements, et le profond mépris du ministère pour la profession. Le SNES revendique l’étalement de la mise en place de ces nouveaux programmes et une reprise des discussions pour ceux posant problèmes notamment en actant un cadrage annuel et non par cycle. Il et appelle les collègues à porter ses exigences lors des journées de formation à venir.

Si ces journées de formations sur les nouveaux programmes se transformaient en lieux destinés à « vendre la réforme » via EPI et AP, elles seraient l’occasion pour les collègues de dénoncer encore et toujours une réforme que la profession rejette, comme elle l’a déjà fait à 4 reprises par des mouvements de grève, par le boycott des « formations » des 16 décembre et 13 janvier, et par la démission massive des conseils pédagogiques en décembre dernier.
Dans de telles circonstances, le SNES appellerait ainsi les collègues à quitter de telles formations/formatages.


Documents joints

Rentrée 2016 dans les collèges - modèle de (...)
Ciuculaire SNES - réforme, DGH, formations
Motion réforme collège2016 v2

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