GREVE DU 17 JUIN, 1ER JOUR DES EXAMENS

Jusqu’où ira le ministre ?
vendredi 7 juin 2019
par  S3 Montpellier
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Grève du 17 juin
J-2
La balle est dans le camp du ministre


Lettre électronique à la profession - 15/6/2019


Rassemblements et actions prévus dans l’académie :

- Nîmes/Alès - 7h30 : tractages devant les centres d’examen - 8h30 : Rassemblement devant le lycée Hemingway - 10h : MANIFESTATIONS Nîmes : Départ au Taureau, au bas de l’avenue Jean Jaurès ; Alès : devant le lycée JB Dumas, place de Belgique - 17h : AG au Prolé 20 rue Jean Reboul, Nîmes
- Montpellier - 10h Place de la Comédie : rassemblement, tractage, chants, prises de parole - 12h esplanade Charles de Gaulle : pique-nique revendicatif - 14h30 Rectorat : rassemblement et prises de parole - 15h30 : audience en préfecture
- Béziers - 9h30 Bourde du travail : AG ouverte à tous - 11h Bourse de Travail : conférence de presse
- Mende/St Chély - tractage aux parents et aux élèves de 7h à 8h puis de 13h à 14h devant les lycées Chaptal de Mende, Peytavin de Mende, Théophile Roussel de St Chély d’Apcher - 10h Espace Jean Jaurès : AG des personnels
- Perpignan - 10h rassemblement et tractage devant le lycée Arago - 17h AG, local de SUD, 4 bis avenue Marcelin Albert


Communiqués

- Communiqué intersyndical national
- Communiqué du SNES académique
- Communiqué de l’UNL
- Communiqué du MNL
- Communiqué de la FIDL


Documents du SNES national

- Tribune de Frédérique Rolet dans le JDD
- Vidéo
- Lettre au ministre
- Grève : aspects juridiques ; aspects juridiques 2
- AED/AESH : vous avez des droits !


Outils de mobilisation

- Circulaire du SNES académique envoyée dans tous les établissements
- Tract/engagement à faire signer dans les salles des profs
- Modèle de lettre aux parents et aux élèves (modifiable selon les situations locales
- Lettre aux parents v2


Questions/réponses

Pourquoi maintenant ?
Le service public d’Éducation est à un tournant de son histoire. Les réformes en cours dans l’Éducation Nationale, comme dans la Fonction Publique, dessinent les contours d’un système éducatif toujours plus inégalitaire, piloté par des logiques managériales dont on sait les ravages qu’elles ont pu faire dans le privé (comme le rappelle, dans un croisement inattendu de l’actualité, le procès France Télécom). Est-ce cet avenir que nous voulons pour nos élèves et nos métiers ?
Demain c’est le service public, c’est l’école qui va changer, c’est aujourd’hui qu’il faut agir !

Une année de mobilisation sans réponse
Depuis des mois, les personnels se mobilisent, avec le SNES-FSU, sous différentes formes : grèves, réunions d’informations, manifestations le samedi avec les parents, nuit du lycée…le Ministre est resté sourd à nos revendications et ne les a traité qu’avec mépris, balayant ainsi d’un revers de la main nos inquiétudes pour les élèves.

Les élèves sont « pris en otage » ?
L’annonce d’un appel à la grève a entrainé un déferlement de commentaires allant de la caricature aux propos fantaisistes (des militants LREM se proposant pour remplacer les profs pour le bac !) en passant par des déclarations très déplacées, à l’image de celles comparant la situation actuelle à une prise d’otage. C’est faire bien peu de cas des situations bien réelles et dramatiques qui ont eu lieu ces dernières années.
Il convient de rappeler, calmement, qui est responsable de la situation actuelle : les personnels qui, dans des conditions de plus en plus dégradées, continuent d’exercer leur métier et ont à cœur de faire réussir les élèves ?
C’est bien le Ministre qui est responsable de la situation actuelle, par son intransigeance et son mépris érigés en mode de gouvernance, qui mène à une impasse.

La responsabilité du Ministre de l’Éducation Nationale
Jean-Michel Blanquer est le seul et unique responsable de la situation : sur le fond, comme sur la forme, ses réformes marquent des reculs sans précédent.
Réforme du bac, du lycée, loi Blanquer, suppressions de postes : il s’agit bien de réformes qui vont institutionnaliser un système éducatif qui tourne le dos à son ambition de démocratisation des études. Il s’agit également de transformer nos métiers, en nous transformant en simple exécutant, sous la coupe de la hiérarchie.
Le Ministre s’est aussi distingué par un mépris qui est devenu la marque de fabrique de sa communication : décret instituant une 2e HSA obligatoire après deux votes contre unanimes au CTM, affirmations provocatrices selon lesquelles 80% des personnels le soutiennent, exercices de communication sur les réseaux sociaux, ou au service de la République en Marche (cf. opération de phoning dans le cadre des élections européennes) plutôt que de répondre aux personnels, nombreux à manifester, comme par exemple le 18 mai, où près de 10000 personnes étaient dans la rue pour dire non aux réformes Blanquer !

Le SNES-FSU, avec l’intersyndicale, a fait le choix d’annoncer la mobilisation bien en amont du début des épreuves pour que le Ministre prenne la mesure de ce qui se joue. Il s’agit bien d’envoyer un signal fort, bien avant l’examen, en plaçant le Ministre face à ses responsabilités : s’il est bien celui qu’il prétend être, il doit ouvrir les négociations. La balle est dans son camp, s’il ne la saisit pas, c’est lui qui sera donc responsable de perturbations lors du bac.


Documents joints

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